Hyper réalisme et publicité

Très vite, je peaufine cette maîtrise de l’aérographe, technique alors révolutionnaire, que je personnalise en alliant pinceau et acrylique. Ainsi les commandes publicitaires s’enchaînent et en 82, je réalise pour la société Chaland une campagne montrant l’Arc de Triomphe et la Tour Eiffel tronçonnés par une scie circulaire. Le détournement de monuments et édifices devient ma spécialité en France mais aussi à l’étranger : en Suisse, en Allemagne, et même au Japon et aux Etats-Unis. Allier précision et provocation sont  alors les 2 piliers de mon expression.

 

En 1984, mon travail est repéré par Robert CARON, alors Directeur Commercial de Cofiroute, l’un des principaux concessionnaires des autoroutes françaises. Il me demande de retravailler à la conception de nouveaux panneaux de signalisation. Je démarre par Chenonceau et c’est le début d’une reconversion fantastique au moment où l’informatique s’installe dans la création graphique et signera l’arrêt de mort de l’aérographe.

 

En 1987, pourtant, mon dernier travail à l’aérographe me sera commandé par la marque Louis Vuitton : A l’occasion de la célébration du Centenaire de la statue de la Liberté, je dessine le monument en l’habillant d’un drapeau franco-américain revisité. La création, parrainée par le prestigieux maroquinier français sera exposée à la New York Public Library et au Musée des Arts Décoratifs de Paris.

 

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